Karma …
Karma
Quel est ce karma qui me précipite encore une fois sur la ligne d’un départ. Oui, oui! Sur la ligne d’un départ, comme lorsque je courrais un marathon, dans ma vingtaine.
Les causes et les conditions sont réunies comme dans le temps. J’ai fait tout ce qu’il se doit, les finances sont encore au rendez-vous, les circonstances sont en place et ce, pour la troisième fois en moins d’un an.
Pourquoi cette analogie du marathon? Eh bien parce que cette fois-ci je sens “l’urgence” au dernier sifflet de départ, l’empressement de faire autrement, mais aussi la nécessité de revenir au bercail plus tôt qu’avant.
En 2001, lorsque je suis parti dans l’Himalaya pour la première fois, j’allais avoir 43 ans. Je vivais le deuil de mon père depuis un an et dans ma tête, comme s’il était encore là, je l’avais entendu (ou imaginé) me dire “vas-y ti-gars”!
Cette fois, c’est comme si d’autres “urgences” se manifestaient. Je sais que je vieillis, je le sens dans ce corps, certains jours trop fatigué pour faire des bagages et partir à l’aventure.
Je rêve de pouvoir ouvrir une porte ici, puis me retrouver là-bas, comme dans les films de science-fiction.
Avec la pandémie de COVID, Il y a eu cette brèche dans le rythme régulier de mes départs, puis l’aventure intérieure a pris plus d’espace.
Je repars encore une fois, une dernière fois, enrichi de tous ces apprentissages des vingt dernières années, mais l’enthousiasme d’autrefois est à reconquérir.
Je rêve de m’arrêter, je songe à mes lendemains, à mes rêves anciens mais plus futiles, mais davantage à mes objectifs plus profonds.
Je vous ai dit que ma plus importante « école » de la scène pourrait ressusciter? Je vous en reparlerai sans doute. Je réfléchis à cet appel à réchauffer de nouveau mes cordes vocales, pour savoir si la scène me donne encore des frissons. On verra bien en 2025!
Depuis mon retour de juin, je sens l’importance d’être près de mon précieux compagnon. Mais aussi, j’aspire à voler plus haut avec cette paire d’ailes que le dharma m’a permis d’apprécier.
Je veux plus que jamais aimer et inspirer, si on veut bien m’accorder encore du temps.
Voilà l’esprit dans lequel je me trouve, à moins d’un mois de cette quatorzième Aventure Himalayenne, porté par le vent du karma, des causes et des conditions dont je suis le principal créateur.
Je ne sais pas comment se déroulera ce quinzième séjour au Ladakh, mais c’est la célébration de l’amitié, la célébration de ces liens anciens, plus anciens que cette vie, qui guide l’aventure.
Je sens cette plus que jamais l’empressement de les consolider dans mes mémoires.
Je ne sais pas ce qui m’attend a Darhamshalla, les amis récoltés au fil des ans changent et parfois reviennent. Qui sait, le Dalaï-lama y enseignera peut-être pendant mon séjour et la pluie sera peut-être encore trop au rendez-vous. Je ne sais pas.
Pour ce qui est de la portion népalaise de l’aventure, quelques inconnus se pointent, de nouvelles aventures, peut-être un peu plus de solitude par moment. Certains bouts restent à imaginer, ils s’inventeront dans ma vie, en cours de route et à la dernière minute.
Et le karma dans tout ça?
Je ne sais pas.
Connaissez-vous le vôtre?
Si je ne le connais pas, en tout cas j’essaie de l’alimenter de mes actes les plus positifs, les plus « méritoires », les plus « vertueux ».
Et vous?
C’est Bon !
Départ dans trois semaines.
J’ai commencé à penser à mon bagages…
Il y a trois semaines.
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Karma
What is this karma that is once again rushing me to the starting line? Yes, yes! To the starting line, like when I ran marathons in my twenties.
The causes and conditions are there, as in the past. I have done everything I should, the finances are still there, the circumstances are in place, and this is the third time in less than a year.
Why this marathon analogy? Well, because this time I feel the “urgency” at the last starting whistle, the eagerness to do things differently, but also the need to return home sooner than before.
In 2001, when I left for the Himalayas for the first time, I was about to turn 43. I had been grieving for my father during a year and in my head, as if he were still there, I had heard him (or imagined his voice) telling me “go on, me boy! »
This time, it’s as if other “emergencies” were manifesting themselves. I know I’m getting older, I feel it in this body, some days too tired to pack my bags and go on another adventure.
I dream of being able to open a door here, then find myself there, like in science fiction movies.
With the COVID pandemic, there was this breach in the regular rhythm of my departures, then the inner adventure took up more space.
I’m leaving again, one last time, enriched by all the learnings of the last twenty years, but the enthusiasm of yesteryear needs to be regained.
I dream of stopping, I think about my tomorrows, my old but more futile dreams, even more about my deeper aspirations.
Did I tell you that my most important "school" on stage could be resurrected? I'll probably tell you more about it. We'll see in 2025!
Since my return in June, I feel the importance of being close to my precious companion. But I also aspire to fly higher with this pair of wings that dharma has allowed me to appreciate.
I think about this innermost call to warm up my vocal cords again, to see if the stage still gives me chills.
I want more than ever to love and inspire, if I'm allowed some more time.
This is the spirit in which I find myself, less than a month away from this fourteenth Himalayan Adventure, carried by the wind of karma, of the causes and conditions of which I am the main creator.
I don’t know how this fifteenth journey in Ladakh will unfold, but it is the celebration of friendship, the celebration of these ancient bonds, older than this life, that guides the adventure.
I feel more than ever the eagerness to consolidate them in my memories.
I don’t know what awaits me in Darhamshalla, the friends gathered over the years change and sometimes come back. Who knows, the Dalai Lama may teach there during my stay and the rain may still be too much. I don’t know.
As for the Nepalese portion of the adventure, a few new experiences may show up, new adventures, perhaps a little more solitude at times. Some bits remain to be imagined, they will invent themselves in my life, along the way and at the last minute.
And karma in all this?
I don’t know.
Do you know your own?
If I don't know it, in any case I try to feed it with my most positive, most "meritorious", most "virtuous" acts.
And you?
That's good!
Leaving in three weeks.
I started thinking about my luggage...
Three weeks ago.


Toutes mes meilleures pensées pour ce voyage ….🫶
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